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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 20:33

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Le présent article est tiré du blog rebelle Boudourou qui se propose de décortiquer la presse tunisienne et d'en montrer les défauts, sans faux patriotisme ni fausse gloire, ce qui est vraiment rare en Tunisie...

 

On a préféré le copier et le coller ici, pour montrer que ce que nous avons dit à propos de la presse tunisienne n'a jamais été dicté par nos humeurs et notre subjectivité malade (comme bon nombre de gens ont tendance à penser!) et que ce n'est, au contraire, que le résultat d'une analyse profonde... Cela dit, la comparaison n'a jamais fait mal à personne. On se permet donc d'inviter les visiteurs à aller se fourrer le nez dans le blog Boudourou pour mieux comprendre le pourquoi et le comment des choses...

 

Voici donc le texte de l'article paru le jeudi 17 décembre 2009 sur le blog sus-cité.

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Poème d'un journaliste à Siham Ben Sedrine

le poète est celui qui a le pouvoir de déclencher le réveil de l’émotion poétique dans l’âme du lecteur». Ainsi définit Gaston Bachelard , l’illustre philosophe Français, la poésie...

 

Que ferions-nous sans poésie? Que ferions-nous sans la beauté de ces mots émouvants qui nous transportent.

Dans un monde de brutes, pourquoi ne pas consacrer notre temps à lire un peu de poésie, histoire d’explorer le beau dans sa quintessence.

Tiens, cela tombe bien: heureusement que dans nos journaux tunisiens on trouve encore des espaces consacrés à la poésie, à l’instar de ce poème en langue française paru dans le journal «kol el naas» le Samedi 18 décembre 2009.

Vous me diriez. Comment cela se fait qu’on publie un poème en langue française dans un journal complément arabisant. Je vous répondrais, mesdames messieurs, La poésie n’a ni une forme ni une langue prédéfinie ! Laissez le poète s’exprimer à sa manière ! Qu’il se mette à l’aise ! Qu’il se dévoile ! Qu’il nous emporte avec la magie de ses mots !

 

Et voila … il y va ! En intro, deux lignes : « faisant suite à ta lettre pigalienne d’essence bordelique de naissance … » … heu… attendez ! J’ai un peu de mal a déchiffrer : faisant suite à ta lettre pigalienne … d’accord, on a compris le sens … d’essence bordelique … pléonasme … de naissance+trois points . là je n’arrive plus a comprendre ! C’est une devinette … c’est cela ? Doit-on trouver le mot qui vient après naissance ?Que vient faire ce mot .. dans cette phrase ? bon passons …

 

Ah .. une deuxième phrase « je t’écris tes maux » oh ! je suis admiratif ! joli .. le jeu de mot ! ou devrais je plutôt dire … jeu de maux …(je fais un grand clin d’œil à mon ami poète ! )

 

Titre : les seins de sion … ça s’annonce érotique ! je frémis déjà !

 

Mon verre se plaint d’être vide

Mon verre se plaint 

D’être plein

Dis moi Sihem. 

Que fait cette étoile 

De Davis 

Plongé entre tes seins 



Attendez, attendez. ! Je fais le signe du basketteur en détresse, car j’ai du mal à suivre. 

Son verre se plaint d’être vide et se plaint d’être plein …

bon dieu ! C’est vraiment un verre indécis ! ah oui .. d’accord …Je crois avoir compris ! il veut concorder « plaint » et « plein » .. du coup il nous sort deux phrases à deux balles. Bien tenté ! 

on peut comprendre aussi de ce qu’il dit, qu’il est complètement saoul : son verre est tantôt vide tantôt plein … ce qui expliquerait beaucoup de choses dont l’existence de ce …(je n’ose plus utiliser le mot poème) de cet écrit. Et sa forme bien bizarre ! 

Je vous laisse donc explorer le reste de ce que ce monsieur à écrit. En Soulignant au passage sa subtilité. Sa finesse. Son raffinement.

On peut le voir surtout dans un passage comme:

«même les minarets de suisse vont s’évaporer

Qu’est ce qu’il te reste à sucer?
»


Quelle image ! Quelle puissance ! Essayons de déchiffrer le mécanisme créateur de ce monsieur : minarets = symbole phallique, cette Siham dont il parle est une femme donc elle suce. Si il n’y a plus de symbole phallique, la pauvre elle ne trouvera rien à sucer … quelle logique implacable ! 

Revenons un peu à l’aspect global du texte. Ce Texte (dit poème par l’auteur) est dédié à une certaine Siham. Vous me diriez que pour toute intention de poésie il y a forcement une muse qui a inspiré le poète. Oui, mais là il cite non seulement son prénom mais aussi son nom : « Siham Ben Sedrine ». 

Serait-t-il si amoureux qu’il voulait coûte que coûte que cette Ben Sedrine reçoive son poème-message ? 

Cela peut être une piste. En revanche, en bas du poème, le monsieur ne cite qu’un prénom ou un pseudo «Abd el Aziz». 

Monsieur Abd el Aziz. Auriez vous assez de courage pour oser faire rimer quelques mot maladroitement en prétendant que c’est de la poésie sans oser endosser la paternité de ce texte ? Auriez vous assez de courage pour faire le raccourci entre la femme (incarnée en cette Siham) et la prostituée de Pigalle sans oser dévoiler votre identité ? Pourquoi divulguer le nom de votre muse et taire votre nom ? 

Si je comprends ce que vous croyez être la poésie, monsieur. C’est vraiment facile donc d’en faire : Il suffit de faire rimer tout ce qu’on dit , et le tour est joué 

Alors, monsieur l’auteur soyez à la hauteur (clin d’œil ! tu vois j’apprends vite ! ) disparaissez, faites nous une fleur ! Et tes « seins de Sion » tu peux te torcher avec, gros con ! (si ce n’est pas de la poésie ca !)

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KOLNES18DEC2009.jpg

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commentaires

Adnane 03/03/2010 21:41


C'est malheureusement la réalité de la presse tunisienne qui est encore embourbée dans la diffamation et les rumeurs... Qu'espérez-vous qu'ils fassent avec des têtes vides comme celle de nos
journalistes merdeux!? Rien! Tout est irrémédiablement foutu! Foutu journalisme!


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