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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 00:44

Entre rupture et reprise de l’idéologie de son père, Marine Le Pen a souhaité présenter tôt son projet politique dont elle ne dévoilera le chiffrage qu’au début de l’année prochaine.

La présidente du Front national a présenté samedi 19 novembre les grandes lignes de son projet présidentiel à l’issue d’un banquet militant.

Entre rupture et reprise de l’idéologie de son père, Marine Le Pen a souhaité...

Ce projet comporte autant de ruptures que de continuités avec ceux défendus par Jean-Marie Le Pen.

Marine Le Pen a présenté samedi 19 novembre à Paris à l’occasion d’un banquet militant les grandes lignes de son projet. Il faudra attendre janvier pour en connaître le chiffrage, mais la présidente du FN a souhaité présenter « tôt » ce projet « afin que les Français aient le temps de le lire, de l’étudier », a-t-elle expliqué.

C’est l’emploi, « parce qu’il est le premier garant du pouvoir d’achat des Français », qui sera « la priorité absolue du quinquennat », indique le texte. Lors de la dernière présidentielle, en 2007, la première priorité du programme de Jean-Marie Le Pen – absent du banquet – était « l’arrêt de l’immigration avec l’application du principe de préférence nationale ». Cette fois, ce n’est qu’à la fin de son discours que sa fille a abordé ce marqueur frontiste, préférant utiliser le terme de « priorité nationale ».

Concrètement, cela signifie que, « à compétences égales » ou « situation égale », l’emploi ou un logement social serait d’abord proposé aux Français. Il n’est en revanche plus question d’une majoration des cotisations sociales pour l’emploi de salariés de nationalité étrangère. Mais les autres fondamentaux demeurent, comme la suppression du droit du sol et du regroupement familial ou encore la réduction de dix à trois ans de la durée de la carte de séjour renouvelable.

Le projet de Marine Le Pen entérine par ailleurs subrepticement l’existence de la citoyenneté européenne supranationale. D’une part, les allocations familiales ne seraient plus réservées aux seuls Français mais « aux familles dont un parent au moins est français ou européen ». D’autre part, la double nationalité ne serait plus purement et simplement supprimée mais resterait autorisée pour les « cas de double nationalité avec un autre pays de l’Union européenne ». Des changements qui contrastent cependant avec sa proposition d’interdire le drapeau européen sur tous les bâtiments publics.

Recouvrer notre souveraineté monétaire à travers une « fin ordonnée de l’euro »

Marine Le Pen ne propose pas une sortie de l’Union européenne mais reprend l’idée de son père d’une renégociation des traités européens, confiée à un « ministère des souverainetés ». Il s’agirait ainsi de recouvrer notre souveraineté monétaire à travers une « fin ordonnée de l’euro ».

La présidente du FN défend par ailleurs une autre politique économique : fin de la libéralisation des services publics marchands, instauration de « protections raisonnables aux frontières face à la concurrence internationale déloyale (droits de douane ciblés et quotas d’importation) », et mise en place d’une « planification stratégique de la réindustrialisation ».

Une ligne qui s’inscrit dans le tournant étatiste et social – revendiquant même l’idée d’une « refondation républicaine » – impulsé par la nouvelle présidente du FN. Là où Jean-Marie Le Pen dénonçait « l’étatisme », Marine Le Pen défend un « État fort ». Sur la fiscalité, alors que le père voulait diminuer la progressivité de l’impôt sur le revenu et baisser le taux marginal à 20 % (contre 41 % actuellement), la fille veut au contraire le « rendre plus progressif, sans l’alourdir, par la création de nouvelles tranches intermédiaires » et un taux marginal à 46 %.

Autre nouveauté : la laïcité, introduite dans l’intitulé d’un « ministère de l’intérieur, de l’immigration et de la laïcité ». Marine Le Pen suggère à ce sujet d’étendre aux usagers le principe de laïcité des services publics en proscrivant « notamment le port du voile ou de tout autre signe religieux ostentatoire ». Enfin, il n’est plus question ni d’abroger les lois sur l’IVG (programme de 2001 du FN), ni de cesser de rembourser l’avortement.

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